À travers les siècles
L’histoire de Villemont
Chronique
L’histoire du château
XVIᵉ siècle
Les origines
Un inventaire du début du XVIᵉ siècle décrit une « Maison, motte, fossé, basse-cour de Villemont ». Échu à Michel de Veyny, neveu du Chancelier Duprat, le domaine restera dans la même famille jusqu’en 1958. En 1566, le château reçoit la visite du roi Charles IX, de sa mère Catherine de Médicis et du Chancelier Michel de l’Hospital.
Approfondir →1720
Le marquisat
Les Veyny prospèrent et s’illustrent dans les armées et l’Église — Marguerite de Veyny d’Arbouze, née à Villemont en 1580, devient première abbesse du Val-de-Grâce. La seigneurie de Villemont est érigée en marquisat par le Régent en 1720.
Approfondir →~1740
Le château de Gilbert de Veyny
Gilbert de Veyny, « Mestre de Cavalerie », fait édifier le château actuel selon la méthode de Philibert Delorme : façade agrandie, deux tours symétriques, aile Ouest à l’identique de l’aile Est, et des communs grandioses en fer à cheval enserrant une vaste cour d’Honneur. Une symétrie quasi obsessionnelle régit l’ensemble.
Approfondir →XIXᵉ siècle
Décors et déclin
Un procès successoral qui ne s’achève qu’en 1846 laisse le château se dégrader. Dans la seconde moitié du siècle, une importante restauration crée tous les décors en stuc — encadrements, ailerons de lucarnes, frises, médaillons et bustes de façade — et refait les toits des tours en poivrière.
Approfondir →1958
L’incendie
Vendu fin mai 1958 à un acquéreur qui l’assure aussitôt à forte valeur, le château s’embrase dans la nuit du 3 au 4 juillet. L’origine criminelle est avérée — six à sept départs de feu — mais jamais élucidée. Parquets Versailles, boiseries, bibliothèque en citronnier et ébène : tout est perdu.
Approfondir →1995
La renaissance
Après près de quarante ans d’abandon, de pillages et de toitures écroulées, la cour d’Honneur a disparu sous un bois taillis. En juillet 1995, une équipe reprend le site : déboisage, premières mises hors d’eau. Villemont renaît, pierre à pierre.
Approfondir →Particularités architecturales
Une symétrie quasi obsessionnelle
L’aspect immédiatement remarquable de Villemont est le souci de son constructeur d’observer une symétrie que l’on retrouve partout : dans l’ordonnancement général, dans le dessin de chaque groupe de bâtiments et jusque dans chaque façade prise isolément.
L’ensemble s’organise autour de deux axes, Nord-Sud et Est-Ouest, de part et d’autre desquels la disposition est identique. Au bout de la longue allée d’accès, un pavillon d’entrée flanqué de deux hémicycles exactement semblables, eux-mêmes bordés de deux granges pareilles ; à l’Est et à l’Ouest, deux colombiers ferment la cour d’honneur, entourés chacun de trois arcs de part et d’autre d’un passage voûté. Sur la façade du château enfin, les ouvertures s’ordonnent autour de l’axe vertical du fronton — et là où les murs de l’ancien château du XVIᵉ ne permettaient pas de percer, on a peint des trompe-l’œil.





