De la Révolution à 1958
Décors et déclin
Le XIXᵉ siècle
Un procès, puis une grande restauration
La Révolution et le début du XIXᵉ siècle correspondent à une période de déclin, au cours de laquelle les héritiers de Gilbert de Veyny se déchirent dans un procès successoral qui ne se terminera qu’en 1846. Pendant tout ce temps, mal entretenu, le château se dégrade.
C’est seulement dans la seconde moitié du XIXᵉ siècle qu’est engagée une restauration très importante : de cette époque datent tous les décors en stuc — encadrements de fenêtres et de portes, ailerons de lucarnes, balustrades de balcons, frises en relief soulignant les arcs, médaillons et bustes de la façade. C’est aussi à ce moment que les toits des tours sont refaits à la mode médiévale, en poivrière, alors que la construction du XVIIIᵉ les avait réalisés plus élégamment en dômes à lanterne.
Vers 1958
« Quatre millions pour empêcher les toits de crouler »
Après le déclin des décennies post-révolutionnaires, la reprise et la splendeur du XIXᵉ siècle, vient une seconde période, sinon de délaissement, du moins d’entretien minimum. Henri Pourrat écrit au début de 1958, dans l’ouvrage qu’il consacre aux châteaux d’Auvergne : « Il faudrait aujourd’hui quatre millions pour empêcher les toits de Villemont de crouler. » Le château est vendu à la fin du mois de mai 1958 par sa dernière propriétaire, descendante directe des Veyny. Un mois plus tard, dans la nuit du 3 au 4 juillet, il s’embrase.
Sources et lectures
- Sabine Codet, « Le château de Villemont », Bulletin monumental, t. 127, n° 2, 1969, p. 157 (lire sur Persée).
- Henri Pourrat, Châteaux en Auvergne, Paris, J. Delmas.
- Cartes postales anciennes : Archives départementales, série Fi (559 Fi 3010) et collection de l’association.
- Ministère de la Culture, base Mérimée, notice PA00092456 « Château de Villemont » (consulter).






